
Pierre
Flammant
Peloton
N° 507- Rustroff /
1°
Compagnie Thionville
7°
Légion de GRM
Né
le 3 juillet 1907 à Basse-Hamm (Lorraine annexée) Pierre
Flammant est incorporé le 16 novembre 1927 au 43° RI
où il reste durant toute la durée
de son service militaire - Il s'engage
en gendarmerie à l'âge de 29 ans; nommé
élève-garde stagiaire à la 7° légion
de GRM, il est affecté à la compagnie de Revigny-sur-Ornain
le 15/2/1936. Nommé garde à pied le 15/8/1936
il obtient le certificat aux fonctions
de chef de groupe puis rejoint le peloton
frontière n° 507 de Rustroff où il obtient
le certificat de chef de groupe "unités motocylistes".

Le
28/8/1939, en service au poste de Apach,
il est désigné pour constituer une section
de combat avec les éléments militarisés
de la douane
et des gardes-frontaliers. En prévision
de l'offensive en Sarre son unité, renforcée
par des cavaliers du 30° Régiment de Dragons
de Metz, constitue le 8° GRCA aux ordres
du colonel Peres.
Replié vers l’intérieur
de la France avec son unité il rejoint la GRM à Vichy où, comme le garde Sibille,
il sert brièvement sous les ordres du capitaine Bouchardon
avant d'intégrer la garde personnelle du chef de l'Etat
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Pierre Flammant s'engage alors dans diverses
actions clandestines à très haut risque
pour lui et sa famille.En août 1940, sous les ordres du capitaine Bouchardon, il participe
volontairement durant 12 nuits consécutives au déménagement d'un important
stock de munitions à l'usine Manuhrin
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Par
la suite il procurera vêtements et nourriture
à des enrôlés de force polonais et cachera dans son
logement de fonction un mosellan déserteur de l'armée
Allemande, il lui facilitera aussi son départ vers
le maquis; d'autres enrôlés de force, réfractaires suivront
et bénéficieront du même soutien.-Ses activités le conduisent également à faciliter
la fuite à des familles juives de Koenigsmacker
et de Metz -
En 1942/43
il intégrera le réseau du lieutenant Frumin
en recrutant des agents de renseignements - Le
Lieutenant Frumin sera arrêté en 1943 par la Gestapo
et décapité à la hâche.
Oierre
Flammant participera avec sa compagnie, du
20 août au 18 septembre 1944, à toutes les opérations
menées avec le maquis d'Auvergne pour la libération
de la région de Thiers.
Bravant
les ordres de Vichy, il prend avec la 1ère cie du lieutenant
Petit, le maquis et s'engage dans les attaques contre
les troupes allemandes remontant vers le nord.
En
octobre 1944, à la dissolution de la Garde, le gendarme
Flammant est affecté à Nancy-
D^plômé
en langue allemande il est reconnu comme interprête
officiel puis est muté à la 2° légion de gendarmerie
d'occupation et participera en qualité d'interprête
à l'instruction de prisonniers de guerre allemands qui
ultérieurement passeront en jugement à Nuremberg.
Revenu
en France, il sert à la compagnie de Thionville où il
termine sa carrière à la tête de la brigade d'Algrange
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Pierre
Flammant est décédé le 2 mars 1981 à l'âge de 74 ans
- il était titulaire de la Médaille militaire, la Médaille
des Anciens combattants, la Médaille Commémorative 1939/45
agrafe France-Libération et de la Médaille de la France
Libérée.
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Tiré
de l'histoire de la famille Flammant et mis en
ligne avec l'aimable autorisation de son fils
François
Flammant, Major de gendarmerie (H),
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