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Missions des pelotons frontières - Gardes frontaliers - Eté 39 -  Eté 40 -  Les hommes  -liens/Sources 

   

    

 Gardes frontaliers

 

  

 

 

 

 

 

Emploi et mission

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 Destinés à former les compagnies frontières de GRM du temps de guerre les gardes frontaliers   sont rappelés à l’initiative de leur unité d'affectation en cas de danger ou de tension. 

 

 

En cas de mise sur pied en pré-mobilisation et en mobilisation :

surveiller la frontière, occuper les points de passage obligés, maisons fortes  en vue d’engager des actions retardatrices par des destructions après évacuation des localités de la "zone rouge" .

L'encadrement est assuré par les gardes de la GRM et les  douaniers  militarisés, lesquels renforcent les postes de la GRM.

 

 

 

 

 

 

 

 Historique

 

 

 La remilitarisation de la Rhénanie, le 7 mars 1936, entraine du même coup la disparition de la zone tampon entre la frontière franco-allemande et les régions allemandes militarisées. Les compagnies frontières de la GRM sont intégrées dans le nouveau dispositif de couverture  pour constituer l'élément avancé de la ligne Maginot.

Une directive ministérielle, suivie le 15/12/1936 par une note de l'Etat-Major, autorisera l'emploi des réservistes frontaliers pour le renforcement  des pelotons frontières de la Garde Républicaine Mobile et leur dédoublement en cas de mobilisation ; chaque peloton donnant alors naissance à une compagnie de gardes frontaliers.

 

 

Recrutement

Les gardes frontaliers sont choisis parmi  les réservistes de la 1ère Réserve et les volontaires  de la 2ème Réserve (classes d’âge de 40 à 48 ans). Ne peuvent être gardes frontaliers que les réservistes en résidence stable dans les communes situées entre la ligne Maginot et la frontière et présentant toutes garanties au point de vue national – Ils sont détenteurs d'un  fascicule de mobilisation indiquant le lieu de convocation.

Encadrés par les militaires de GRM, ces réservistes sont astreints à des périodes d'exercice comportant  12 sessions annuelles, soit 4 séances obligatoires d’une journée et 8 facultatives d’une demi-journée.- L'instruction se déroule dans les lieux mêmes où leur mission est à remplir et ce dans le but de créer des automatismes au moment de l'exécution.

Caserne Battesti à Rustroff

Peloton 507

Section de dardes frontaliers de la région de Sierck-lès-Bains avec leurs instructeurs.

 

 - Collection

François Flammant

 

 

 Organisation

Ils disposent de leurs équipements à domicile; l’armement stocké à la caserne de GRM leur est distribué sur ordre..

 La compagnie de G.F comprend : 1 officier, 23 gradés, 135 réservistes frontaliers (effectif théorique).

-          1 capitaine

-          1 peloton d’encadrement

-          1 section de commandement

-           3 sections, à trois groupes de combat chacune.

 

      Le groupe de combat comprend 10 hommes :

-          1 chef de groupe, 1 tireur FM, 1 chargeur et 2 pourvoyeurs, 4 voltigeurs et 1 grenadier VB.

 

La compagnie dispose d’une camionnette et de 8 side-cars.

 

Le secteur fortifié de Boulay regroupe le grand nombre de sections de gardes frontaliers et la 2ème Compagnie de Bouzonville comptera 1 120 hommes en mars 1937 et 27 sections de 789 hommes en novembre.

Chaque section  dispose d’un fanion généralement acheté par un parrain ou une marraine de l’amicale  du lieu .

Le fanion  comporte une  devise ; « Vaincre ou mourir « pour celui de Filstroff, « Toujours prêts, toujours en éveil « pour Tromborn, « Ne la touchez pas elle veille, et mord « pour  Brettnach, ou comme ci-dessous l'insigne de la ligne Maginot.

Fanion de la section de Merschweiller-Kirsch-Rustroff encadrée par les gardes brevetés du Peloton 507 de Rustroff.

 Collection Baptiste Lebacq

La remise des fanions était un moment important et donnait lieu à cérémonie présidée par les hautes instances militaires ou les responsables de la GRM  avec remise décorations etc….

Bouzonville le 25 octobre 1937

Remise des fanions aux sections de  Schreckling, Voelfling,     Guerstling, Heining, Alzing, Vaudrechin, Bibiche  par le général Giraud, suivi par le chef d'escadron Connault commandant le 4° groupe de GRM de la 7° Légion de gendarmerie.

(col.M.A Weber)

Cette cérémonie a été organisée par le capitaine Raulet  et le Lieutenant Raspail de la 2° Compagnie de GRM de Bouzonville –

Les side-cars de la 2° Cie sont alignés face aux gardes frontaliers ; les jeunes de la préparation militaire assurée par les gardes participent également à cette manifestation

 

Musique :

Clique de la GRM 

et du 162° RIF

 

 Les  GF  à la mobilisation ( Cf . Eté 1939 )

 

Les gardes frontaliers ont été mobilisés à deux reprises ; en 1938 et 1939.

 

La fin des GF

 

Après le repli de mi-septembre 1939  la 2° Compagnie de Gardes frontaliers de  Bouzonville a été dissoute et les G.F ont été dirigés depuis le camp de Bockange sur les centres mobilisateurs :

- Mayenne, Pouxeux, Saint-Diè, Reims pour l’infanterie.

- Châlons sur Marne pour les artilleurs et les cavaliers.

pour être ensuite répartis dans les dépôts de leurs armes respectives :

 

 

   Pour tous renseignements merci de m'envoyer un courriel à cette adresse

   

1939-40@neuf.fr 

 

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