Historique
La remilitarisation de la Rhénanie, le 7 mars 1936,
entraine du même coup la disparition de la zone tampon entre la frontière franco-allemande
et les régions allemandes militarisées. Les compagnies
frontières de la GRM sont intégrées dans le nouveau
dispositif de couverture pour constituer l'élément
avancé de la ligne Maginot.
Une directive ministérielle,
suivie le 15/12/1936 par une note de l'Etat-Major, autorisera l'emploi des réservistes frontaliers
pour le renforcement des pelotons frontières de la Garde
Républicaine Mobile et leur dédoublement en cas de mobilisation
; chaque peloton donnant alors naissance à une
compagnie de gardes frontaliers.
Recrutement
Les gardes
frontaliers sont choisis parmi les réservistes de la 1ère
Réserve et les volontaires de la 2ème
Réserve (classes d’âge de 40 à 48 ans). Ne peuvent
être gardes frontaliers que les réservistes en résidence stable dans les
communes situées entre la ligne Maginot et la frontière et présentant toutes garanties au
point de vue national – Ils sont détenteurs d'un fascicule de mobilisation
indiquant le lieu de convocation.
Encadrés
par les militaires de GRM, ces réservistes sont astreints à des
périodes d'exercice comportant 12 sessions annuelles, soit 4 séances obligatoires d’une journée et 8
facultatives d’une demi-journée.- L'instruction
se déroule dans les lieux mêmes où leur mission est
à remplir et ce dans le but de créer des automatismes
au moment de l'exécution.
Caserne
Battesti à Rustroff
Peloton
507
Section
de dardes
frontaliers de la région de Sierck-lès-Bains
avec leurs instructeurs.
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Collection
François
Flammant
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Organisation
Ils disposent de leurs équipements à domicile;
l’armement stocké à la caserne de GRM leur est distribué
sur ordre..
La compagnie de G.F comprend : 1
officier, 23 gradés, 135 réservistes frontaliers (effectif théorique).
- 1 capitaine
- 1 peloton
d’encadrement
- 1 section de
commandement
- 3 sections, à trois groupes de combat
chacune.
Le groupe de combat comprend 10 hommes :
- 1 chef de
groupe, 1 tireur FM, 1 chargeur et 2 pourvoyeurs, 4 voltigeurs et 1 grenadier
VB.
La compagnie dispose d’une
camionnette et de 8 side-cars.
Le
secteur fortifié de Boulay regroupe le grand nombre
de sections de gardes frontaliers et la 2ème Compagnie
de Bouzonville comptera 1 120 hommes en mars 1937 et
27 sections de 789 hommes en novembre.

Chaque section
dispose d’un fanion généralement acheté par un parrain ou une marraine
de l’amicale du lieu .
Le fanion comporte une devise ; « Vaincre
ou mourir « pour celui de Filstroff, « Toujours prêts,
toujours en éveil « pour Tromborn, « Ne la touchez pas
elle veille, et mord « pour
Brettnach,
ou comme ci-dessous l'insigne de la ligne Maginot.

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Fanion
de la section de Merschweiller-Kirsch-Rustroff
encadrée par les gardes brevetés du Peloton
507 de Rustroff.
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Collection
Baptiste Lebacq
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La remise des fanions était un moment important et donnait
lieu à cérémonie présidée par les hautes instances militaires ou les
responsables de la GRM avec remise décorations etc….
Bouzonville
le 25 octobre 1937
Remise
des fanions aux sections de Schreckling,
Voelfling, Guerstling,
Heining, Alzing, Vaudrechin, Bibiche par
le général Giraud, suivi par le chef d'escadron
Connault commandant le 4° groupe de GRM
de la 7° Légion de gendarmerie.

(col.M.A
Weber)
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Cette cérémonie a été organisée par le capitaine
Raulet et le Lieutenant Raspail de la
2° Compagnie de GRM de Bouzonville –
Les
side-cars de la 2° Cie sont alignés face
aux gardes frontaliers ; les jeunes de la
préparation militaire assurée par les gardes
participent également à cette manifestation
Musique
:
Clique de la GRM
et du 162° RIF
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Les
GF à la mobilisation ( Cf . Eté 1939 )
Les gardes frontaliers ont
été mobilisés à deux reprises ; en 1938 et 1939.
La
fin des GF
Après
le repli de mi-septembre 1939 la 2° Compagnie
de Gardes frontaliers de Bouzonville a été dissoute
et les G.F ont été dirigés depuis le camp de Bockange
sur les centres mobilisateurs :
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Mayenne, Pouxeux,
Saint-Diè, Reims pour l’infanterie.
-
Châlons sur Marne pour les
artilleurs et les cavaliers.
pour
être ensuite répartis dans les dépôts de
leurs armes respectives :
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