
Garde
Henri SIBILLE

Tué le 13 avril 1945
devant Stuttgart
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Peloton
N° 511-
2° Compagnie
Bouzonville
7°
Légion de GRM
Garde
à la Prévôté de la 5° DB de la 1ère armée.
Né le 12 janvier 1910 à Metz (Lorraine annexée ),
SIBILLE Henri quitte l’école primaire à l’âge de 14 ans pour suivre une
formation de stucateur, métier qu’il exerce jusqu’à son départ pour le service
militaire.
Le
22/4/1931 il est incorporé au 150ème Régiment d’infanterie à Verdun où il est nommé 1ère
classe le 16/10/1931, puis caporal 3
mois plus tard.
Libéré
le 9/4/1932, SIBILLE Henri est versé
dans la réserve de l’armée d’active et affecté au CMI n° 66 sur la ligne Maginot, à la casemate Bistenberg, à proximité de Niderwisse (Moselle).
Il y effectue plusieurs périodes d’exercice au
sein du 146ème RI et obtient le 15/5/1935
grade de caporal-chef dans la
réserve.
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Aux
prestigieuses troupes de forteresse il préfère
la gendarmerie.Nommé
élève-garde le 17/01/1936, à la 4ème Légion de GRM, SIBILLE Henri intègre le 8ème
Escadron à Saint-Avold (Moselle) pour
une formation d’une durée de 5 mois. Le
15 Août de la même année il est titularisé et nommé à un emploi de garde à pied
au Peloton 342 de Sarreguemines et prête serment devant le Président du
Tribunal de Première Instance de cette ville.
Deux
ans plus tard le garde SIBILLE est muté
à la 7ème Légion de GRM et rejoint le 20/12/1938 le peloton
motocycliste n° 511 de la 2ème
Compagnie de GRM à Bouzonville (Moselle)

Le
28 Août 1939, avec la 2ème Compagnie Frontière, du capitaine
Bouchardon. il fait mouvement sur le village de Lacroix (Moselle) pour assurer,
jusqu’à l’arrivée des troupes d’intervalle, la
couverture du dispositif de mobilisation.
Dès
le 7 septembre 1939 il passe la frontière Sarroise avec son unité qui, au
mépris des actions des francs-tireurs allemands et des villages truffés de
mines, occupe les localités de Ihn, Bedersdorff, et Niedaldorff. Durant
20 jours, le garde SIBILLE assure en première ligne les liaisons avec les
unités de la 2ème Compagnie Frontière déployées en Sarre face aux Grenzschutz nazis.
En
novembre 1939, SIBILLE Henri est
désigné pour convoyer vers l’ AFN les bataillons disciplinaires retirés du front de Moselle .
Le
17 janvier 1940 il est admis dans le corps des Sous-officier de carrière et
suite à une nouvelle numérotation des Légions
passe, à compter du 15/2/1940, à la 4ème Compagnie de
la 1ère Légion de la GRM.
C’est
au sein de cette unité qu’il participe activement, du 14 mai au 11 juin 1940, entre Vouziers, Ste
Menehould, Varennes-en-Argonne et
Pargny-sur-Saulx, à de
nombreuses missions extrêmement dangereuses pour lesquelles il est cité
à l’ordre du Régiment « «
« « Agent de liaison
motocycliste du plus haut sang froid – S’est particulièrement distingué les 10
et 11 juin 1940 en assurant la liaison avec les éléments avancés de la
Compagnie, malgré les attaques à la bombe et à la mitrailleuse d’avions volant
bas ».
Replié vers l’intérieur
de la France il rejoint Vichy le 14 juillet 1940 et assure jusqu’au 31 mars
1941, avec son unité, la protection du Ministre de la Guerre.
Durant la même période il passe
successivement du groupe de commandement du 2ème Escadron de
la Légion du Centre à la 4ème Légion de GRM à RIOM.
Pour dissimuler ses origines
mosellanes aux autorités allemandes son état civil est
modifié et c'est donc sous le nom de Lacaux Jean
qu'il est affecté sur sa
demande, le 11 juillet 1942, à la 9ème Légion de la Garde au Maroc. Il rejoint le 1er Escadron à Rabat le 3 août.
Le 8 Novembre 1942, alors qu’il est détaché
au GQG du Général de Corps d’Armée
commandant supérieur des troupes du Maroc à Rabat, le garde SIBILLE soutient le débarquement des troupes américaines.
Le 4 avril 1943 il
est muté au 2ème Escadron du
7ème Régiment de la Garde à Alger d’où il est détaché au QG du
général Giraud, il y est définitivement
affecté à compter du 1er septembre de la même année.
Iil est à nouveau détaché le 4 avril
1944 à l’Etat-Major de la Défense
Nationale du général Bethouard et ce
jusqu’au 10 juillet, puis il rejoint le 7ème Escadron du 7ème
Régiment de la Garde à Oran.
Le 1er septembre, après avoir été affecté au Dépôt
Commun de la Garde Républicaine en AFN, il intègre la Prévôté de la 5ème
DB avec laquelle il débarque à Saint
Raphaël le 20 septembre. Il participe
aux combats de la Libération depuis Marseille en remontant vers l’Est. Après l’Alsace,
il passe le Rhin. Le 13 avril 1945 il est porté disparu au
cours d’une patrouille pour la répression du pillage dans les localités
occupées par la 5ème DB aux environs de Stuttgart.
Sa dépouille mortelle,
dissimulée par ceux qui l'ont lâchement abattu,
très vraisemblablement des soldats français, ne
sera découverte qu'en mai
1946 par un membre de sa famille,
officier de l’armée de terre parti à sa recherche. Elle
sera rapatriée le 20.12.1951 et inhumée
le même jour à Rosselange (Moselle) avec les honneurs militaires.
Par décision en date
du 10/12/1955 du Ministre de la Défense et des Forces Armées le garde
Républicain SIBILLE Henri a été cité à
l’ordre de la division à titre posthume :« « Détaché à la Prévôté de la 5ème
DB, tué à l’ennemi le 13 avril 1945, lors d’une opération de police à Stuttgart » » Citations
comportant l’attribution de la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile d’argent.
Le garde SIBILLE est titulaire de la Croix du Combattant et
de la Médaille Militaire à titre posthume par décision en date du 04/10/1956.
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