GARDE REPUBLICAINE MOBILE DE MOSELLE  1927-1940

 

 

Eté 1939

 

   

 

   

 

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   Le cas du PM n°  517

 

    de la Garde républicaine mobile de Halstroff.

 

 

Le peloton 517 de la 2ème Compagnie de la Garde républicaine mobile de Bouzonville, compagnie  qui avec ses 5 pelotons couvre les sous-secteurs du Secteur Fortifié  de Boulay, occupe depuis fin 1938 le quartier Fauconnet  à Halstroff.

 

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La construction du quartier s’inscrit dans le cadre du programme[1] de création des pelotons motocyclistes de la Garde républicaine mobile laquelle assure, depuis le   rattachement de la Sarre au Reich, la surveillance permanente de la frontière en vue de faire échec à toute attaque brusquée contre la ligne Maginot.

    ETE 1939

Le 22 août 1939, le dispositif de défense du territoire est activé. La surveillance est immédiatement intensifiée dans les postes et les destructions sont chargées en permanence dans les blockhaus frontières notamment ceux  tenus par le peloton 517 à Launstroff et à Waldwisse.

 

Dès lors, les missions assignées à la GRM   s’enchainent  sans répit  :  évacuation des logements des familles, rappel des  sections de gardes frontaliers , occupation  des postes de combat  définis à l’avance afin de surveiller les villages allemands ainsi que les routes et chemins qui traversent la frontière. Mise en place de postes de contrôle et d’examen dans les gares (Bizen, Zeurange Remelfing pour le peloton 517).

 

Dans la zone rouge, évacuée à partir du  1er septembre 1939, la 2ème compagnie de Bouzonville et la 3ème de Longeville lès Saint Avold  assurent seules  la couverture de leurs sous-secteurs fortifiés en alignant, sur  un front de  62 km, 1 800 hommes répartis dans 74 postes de combat.

 

Le 7 septembre à 14 heures, en préalable de « l’Opération Sarre » destinée à soulager les forces polonaises en maintenant ou en attirant sur notre front le maximum de forces allemandes, les  détachements de sureté de la 2ème compagnie de Bouzonville sont chargés[2] de pousser des patrouilles légères en avant en vue de déterminer le contour apparent de l'ennemi après le contact  et d'en rendre compte au plus vite.

Cinq patrouilles, couvertes et appuyées par les sections de gardes frontaliers déjà en position,  pénètrent alors simultanément  en territoire ennemi entre  Waldwisse et  Schreckling.

 

La patrouille du peloton 517 opèrant  du Blauenberg sur Biringen et ultérieurement sur Silvingen, sous le commandement du chef Dutel, entre  dans Biringen sans incident,

 

Par contre, le groupe du chef Colle en appui dans le bois du Wisserwald se heurte à une patrouille allemande se repliant de Biringen sur Solvingen. L'engagement est brutal, deux allemands sont abattus. Le Lieutenant Leduc, commandant le peloton 517 fait aussitôt occuper Biringen et s'y installe défensivement.

 

Dans la nuit la position est violement contre-attaquée. Un groupe allemand  réussit à s'infiltrer dans les maisons du village et tombe sous le feu d'un FM qui  le disperse et fait un  blessé.

Le 8, au petit jour, l'ennemi renouvelle sa tentative en vue de reprendre Biringen. Inférieurs en nombre nos éléments se replient sur leur base de départ (lisières Est de Waldwisse) et maintiennent  étroitement le contact.

 

Relevés par les troupes de couverture, les pelotons sont retirés du front et rassemblées à Bouzonville dans le quartier d’Assas où les sections de gardes frontaliers sont dissoutes.  Le 19 septembre les frontaliers sont conduits par leurs cadres vers les Centres mobilisateurs de l’intérieur pour être affectés dans des formations militaires.

 

Le 15 décembre, l’état-major décide de suspendre la mission  des pelotons motocyclistes et les unités de la Garde républicaine mobile se replient vers la zone de l’intérieur. Suite à la réorganisation de la 2ème compagnie de la Garde républicaine mobile le peloton nº 517,  stationnant à Vitry-le-François (51), est affecté à la 4ème Légion de GRM au Mans (72).

 

 A partir du 13 mai 1940 il est dirigé dans le Nord avec pour mission d’assurer la police de la route sur les itinéraires empruntés par les réfugiés belges et assurer les liaisons au profit des commandants de secteur.

Pris dans la nasse allemande le peloton réussit à s’embarquer à Malo-les-Bains dans des vedettes civiles anglaises, abandonnant sur place son équipement. Après avoir subi plusieurs raids aériens de l’aviation allemande, sans subir de dégâts, le peloton débarque à Ramsgate puis il est dirigé sur Plymouth.

 

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PPhoto du net - DR

 

Après une brève halte, il est  embarqué sur le paquebot Ville d’Alger, venant d’être réquisitionné par la Marine Nationale pour le rapatriement des troupes françaises vers la métropole.

 

Le 2 juin, vers midi, le Ville d’Alger débarque  les hommes qui prennent le train en direction de Caen,. ils arrivent dans la soirée. Après deux jours, d’un périple de plus de 1.000 km, effectués par terre et par mer, les gardes réintègrent Le Mans et sont à nouveau engagés jusqu’à l’entrée en vigueur de l’armistice.



[1] décision du 22/7/1937

[2]

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